


Ce troisième volet sur le thème de la vengeance confirme une fois de plus le talent du réalisateur PARK CHAN WOOK, adepte d'un cinéma de genre au scénario créatif et violent, aimant le coup de grâce des dernières minutes offre avec LADY VENGEANCE une conclusion bien au niveau de sa trilogie. Au contraire des réalisateurs préférant le déroulement d'une histoire en trois volets, PARK CHAN WOOK travaille de manière différente une même thématique. Il n'y a de trilogie que le terme, car en effet, OLD BOY ne s'intégrait pas dans la suite de SYMPATHY FOR VENGEANCE, LADY VENGEANCE, ne suit pas non plus ses prédécesseurs. Unique, LADY VENGEANCE est bel et bien un des films les plus attendus de cette fin d'année 2005, la surprise est excellente .
Geum-ja, une belle jeune fille, devient un personnage public lorsqu'elle est accusée de l'enlèvement et du meurtre d'un garçon de 5 ans. Ce crime atroce obsède les médias. Geum-ja passe aux aveux et est condamnée à une longue peine de prison. Elle va consacrer ses 13 ans d'enfermement à la préparation méticuleuse de sa vengeance contre son ancien professeur Mr. Baek...
La trilogie thématique de Park Chan-Wook |
Lady vengeance est la troisième volet d'une "trilogie de la vengeance" initié par Park Chan-wook en 2002 avec Sympathy for Mr. Vengeance et poursuivit en 2004 avec Old boy. |
Ce troisième volet sur le thème de la vengeance confirme une fois de plus le talent du réalisateur PARK CHAN WOOK, adepte d'un cinéma de genre au scénario créatif et violent, aimant le coup de grâce des dernières minutes offre avec LADY VENGEANCE une conclusion bien au niveau de sa trilogie. Au contraire des réalisateurs préférant le déroulement d'une histoire en trois volets, PARK CHAN WOOK travaille de manière différente une même thématique. Il n'y a de trilogie que le terme, car en effet, OLD BOY ne s'intégrait pas dans la suite de SYMPATHY FOR VENGEANCE, LADY VENGEANCE, ne suit pas non plus ses prédécesseurs. Unique, LADY VENGEANCE est bel et bien un des films les plus attendus de cette fin d'année 2005, la surprise est excellente .
On pouvait peut-être s'attendre à ce que, au regard du titre, PARK CHAN WOOK offre aux spectateurs une histoire assez proche de son premier opus. En réalité, ici, tout est différent, ne reste de commun que la thématique. A commencer par l'esprit vengeur qui, au centre de l'histoire est une femme. Différence fondamentale en effet, car l'approche de cette dernière dans sa démarche meurtrière est tout à fait personnelle et bien loin de la première tentation masculine que l'on trouvait dans Sympathy For Mr Vengeance et Old Boy, la torture et la douleur morale.
Autre différence, LADY VENGEANCE implique d'autres personnages dans l'histoire en plus grande quantité, ceux-ci vont aussi avoir un rôle dans la quête vengeresse établie, un peu comme si le réalisateur souhaitait nous montrer que la vengeance dans le cas présent peut-être considérée comme juste. En tous les cas comme un acte compréhensible, c'est pourquoi, plusieurs intervenants s'intègrent dans l'histoire.
Les personnages satellites sont nombreux, se complètent et forment autour Geum-ja une sorte de réseau, un étau qui au fur et à mesure du déroulement de l'histoire vient se resserrer sur sa proie.
Basé sur un scénario et une mise en scène une nouvelle fois particulièrement créative, construit de manière stylisée comme à son habitude, avec autant d'audace cinématographique que pouvait en avoir Old Boy, cependant différent, PARK CHAN WOOK maîtrise un ensemble de données donnant lieu à une oeuvre personnelle parfaite. Jouant avec les effets de balayages, de fondus, le tout avec parcimonie, le réalisateur nous offre un montage des plus détaillés. L'ambiance sonore se fond parfaitement à l'image, la photographie est travaillée avec justesse, bref, le tout donne un long métrage dont on veut parler.
Autre aspect du film, celui de l'humour, PARK CHAN WOOK sait aussi traiter un sujet dur avec des images parfois difficiles mais sait aussi distiller comme il le faut tout au long du métrage quelques pointes d'humour dédramatisant certaines situations, cela ayant pour but certainement de décoincer un rictus nerveux et persistant. Détail qui à son importance dans ce genre de film.
Cela dit, peut-être que certains pourront être déçus, car PARK CHAN WOOK a choisit de traiter la violence de manière plus sentimentale, avec plus de sensibilité, cela parait presque normal, une femme étant au centre de l'histoire, le réalisateur ne pouvait épargner la sensibilité féminine et l'instinct maternelle. Ce n'est pas non plus une comédie sentimentale dont il s'agit, la vengeance est bien présente, donnant lieu à une violence calculée et mise en scène, disons, différemment. Park Chan Wook choisit donc de traiter aussi un aspect écarter jusqu'ici, l'amour d'une mère pour sa fille.
Autre point très positif, l'évolution du scénario ne nous prépare pas à la manière dont les événements vont se dérouler, le spectateur se perd dans les méandres psychologiques de Geum-Ja. En effet, on décèle presque chez Geum-Ja une double personnalité. On comprend bien que les deux surnoms qui lui ont été attribué en prison ont un sens ... mais lequel ?